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Par La Redaction
Publié le 22 octobre 2026

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AGET: le pari des champions nationaux

AGET: le pari des champions nationaux

La 3e édition des Universités de l’Association des grandes entreprises du Togo (AGET) s’est tenue ce jeudi 22 octobre 2026 à Lomé, autour des stratégies à mettre en œuvre pour favoriser l’émergence d’entreprises togolaises compétitives, capables de soutenir la croissance et de conquérir les marchés africains. La rencontre a réuni près de 200 participants issus des secteurs public et privé, des institutions financières et des collectivités territoriales.

Placée sous le thème: « Le temps de l’audace : bâtir des champions nationaux, un choix stratégique pour le Togo », cette édition vise à renforcer le dialogue entre les pouvoirs publics et le secteur privé sur les enjeux de l’investissement et de l’industrialisation, dans un contexte marqué par la Feuille de route gouvernementale 2026-2031 et l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Selon Charles Gafan, président de l’AGET, l’émergence de champions nationaux nécessite une mobilisation collective et des conditions favorables à l’investissement. Ces entreprises sont appelées à contribuer à la création d’emplois, à l’innovation et au rayonnement économique du Togo.

« Pour l’AGET, notre ambition doit être de faire émerger des entreprises togolaises capables de grandir, d’innover, d’investir et de conquérir les marchés africains », a-t-il déclaré.

Le président de l’AGET a également insisté sur la responsabilité partagée des différents acteurs dans la concrétisation de cette ambition.

« Bâtir des champions nationaux est un projet collectif. L’État doit créer les conditions favorables, les entreprises doivent investir et innover, les investisseurs doivent accompagner la croissance et les collectivités doivent pleinement jouer leur rôle », a-t-il souligné.

Ouvrant les travaux au nom du ministre des Finances et du Budget, la directrice de cabinet, Akou Mawussé Adetou Afidenyigba, a rappelé que la transformation économique du pays repose sur un partenariat solide entre l’État et le secteur privé. Elle a évoqué l’objectif de doubler le niveau de vie des populations à l’horizon 2040.

« Doubler la richesse produite et partagée au Togo exige de passer d’une économie de résilience à une économie d’accélération », a-t-elle affirmé.

Pour Mme Adetou Afidenyigba, cette accélération suppose de développer des entreprises capables d’innover, de structurer les chaînes de valeur et de conquérir les marchés sous-régionaux et continentaux. Elle a insisté sur la stabilité macroéconomique, la sécurité juridique et la prévisibilité fiscale.

La fiscalité a également occupé une place importante dans son intervention.

« Augmenter notre pression fiscale et élargir l’assiette ne signifie pas prélever plus sur les mêmes, mais prélever mieux et juste sur tous », a-t-elle expliqué, plaidant pour un système fiscal plus incitatif et adapté aux entreprises.

Les communications ont notamment porté sur l’analyse macroéconomique et sectorielle ainsi que sur le thème « Une innovation fiscale pour accélérer l’émergence ». Elles ont permis d’aborder les conditions nécessaires à l’investissement et au développement des entreprises nationales.

Trois panels ont structuré les échanges. Le premier, consacré à la souveraineté énergétique, a examiné l’influence du coût du kilowattheure sur l’avenir industriel du Togo et la compétitivité des entreprises.

Le deuxième panel s’est intéressé aux marchés de capitaux et aux financements alternatifs. Les discussions ont porté sur les moyens de dépasser la dépendance au financement bancaire, notamment grâce au capital-risque, aux obligations et au développement des marchés financiers régionaux.

Le troisième panel a abordé la décentralisation de la croissance et le rôle des communes dans l’industrialisation nationale, avec pour objectif de valoriser les potentialités locales, de répartir les activités économiques sur le territoire et de favoriser la création d’emplois.

À l’issue des travaux, des recommandations ont été formulées autour de l’amélioration de l’environnement fiscal, de l’accès à une énergie compétitive, de la diversification des financements et du renforcement du rôle économique des collectivités territoriales. Avec ses 90 entreprises membres, l’AGET entend poursuivre son engagement en faveur d’un secteur privé national plus fort, capable de contribuer durablement à la croissance, à la création de richesses et à la transformation économique du Togo.

La Redaction

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