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Révision constitutionnelle: le CAR demande le retrait du texte

La révision constitutionnelle adoptée le 25 mars dernier par l’Assemblée nationale continue de défrayer la chronique. Réagissant sur le sujet, le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) demande le retrait pur et simple du texte.

Pour le parti de Yawo Date, c’est à la surprise générale de la population que le gouvernement a suspendu le processus électoral en cours sans consultation préalable des acteurs de la vie publique nationale au motif d’une audience accordée au bureau de l’Assemblée Nationale le 03 avril suite à la demande du chef de l’État de procéder à une deuxième lecture de la loi de révision.

Dans un communiqué publié jeudi, le CAR note que le parti au pouvoir veut à tout prix opérer un changement constitutionnel alors que le texte en vigueur n’est pas encore éprouvé.

« Le CAR s’interroge sur le principe et l’opportunité d’une telle démarche à la veille du démarrage de la campagne électorale du double scrutin dont le but est de renouveler le Parlement  et délire des conseillers régionaux. Il est regrettable que les principes les plus élémentaires d’une gouvernance démocratique soient bafoués au point de compromettre l’avenir de la nation avec autant de légèretés », lit-on dans le communiqué signé par Yawo Daté.

Pour ce parti, l’obstination du gouvernement à faire changer coûte que coûte la constitution par les députés en fin de mandat constitutionnel prouve à suffisance que le parti au pouvoir tente d’en dormir la conscience collective.

Il souligne que la déclaration: « Le président de la République, attentif à l’intérêt manifesté par les populations à l’endroit de cette importante réforme, et dans un esprit d’ouverture et de dialogue constructif, a encouragé les députés à rester à l’écoute de tous les acteurs concernés, en vue de tenir compte de toutes les contributions tendant à enrichir notre Constitution » est en la preuve.

Au vu de tout ce qui précède, il considère que le parti au pouvoir ruse à légitimer une démarche solitaire aux objectifs inavoués en «  violation flagrante de l’article 59 de la constitution et même du protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance » et demande le retrait pur et simple du texte.

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