SOCIETE

Travail domestique non rémunéré: CREG et PRB lancent le débat

C’est un sujet qui n’est pratiquement pas abordé. Le Travail domestique non rémunéré (TDNR) effectué généralement par les femmes et jeunes filles. Le Consortium Régional pour la Recherche en Economie Générationnelle (CREG) et Population Reference Bureau (PRB) ont décidé de briser le silence. Les deux entités ont organisé jeudi une rencontre de concertation avec les médias sur le TDNR et l’Economie du soin.

Le Travail domestique non rémunéré est toute activité de production intérieure sans contrepartie monétaire, qui n’est pas prise en compte dans le système de comptabilité nationale. Encore appelé « travail de soin familial »,  TDNR englobe les tâches ménagères qui sont généralement effectuées par les femmes.

Dans les sociétés africaines, on estime que c’est leur rôle en tant que femmes. Du coup, les tâches qu’elles accomplissent ne sont pas valorisées ni rémunérées. Elles sont pratiquement rien devant tout le monde.

Pour la Directrice de PRB pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, le Travail domestique non rémunéré  longtemps resté en marge des analyses économiques. Aissata Fall a indiqué que l’objectif n’est de rémunérer directement ce travail mais d’envisager des politiques visant à alléger les charges des femmes et des jeunes filles.

« Il n’est pas question de rémunérer celles qui font ces travaux. Mais il faut reconnaître leur part de contribution pour le bien-être de la famille et leur permettre de pouvoir bénéficier des soins appropriés en cas de maladie », a-t-elle ajouté.

L’atteinte de cet objectif nécessite une prise de conscience générale et une contribution de chacun en ce qui le concerne. D’où, l’appel lancé aux journalistes présents à la rencontre de sensibiliser les décideurs à intégrer la dimension économique et temporelle du TDNR dans les programmes de politiques nationales.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page