Faure Gnassingbé décline sa vision du partenariat Russie-Afrique

Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé a pris part jeudi à Moscou à la première séance plénière du troisième Sommet Russie-Afrique. Aux côtés du président russe Vladimir Poutine et de plusieurs dirigeants africains, il a plaidé pour un partenariat axé sur la souveraineté des États, la paix et la transformation économique du continent.
Au Grand Palais du Kremlin, les échanges ont porté sur les enjeux et les perspectives de la coopération russo-africaine, dans un contexte international marqué par des défis sécuritaires, économiques et géopolitiques.
Prenant la parole après avoir remercié le président Vladimir Poutine pour l’accueil réservé à la délégation togolaise, Faure Gnassingbé a insisté sur les fondements d’une coopération durable et mutuellement bénéfique entre la Russie et l’Afrique.
« La force d’un partenariat se mesure à ce qu’il permet de construire, à la liberté qu’il donne à chacun de choisir son avenir, à la paix qu’il contribue à préserver et aux perspectives qu’il ouvre pour les générations qui viennent », a-t-il déclaré.
À cet effet, le dirigeant togolais a articulé son intervention autour de trois priorités majeures : la souveraineté des États africains, la paix et la stabilité, ainsi que la transformation économique du continent.
Sur le premier point, le Président du Conseil a défendu le droit des pays africains à déterminer librement leurs orientations, à choisir leurs partenaires et à disposer des moyens nécessaires pour concrétiser leurs ambitions.
« La souveraineté prend tout son sens lorsqu’elle permet à un peuple de décider de sa trajectoire et de disposer des moyens de la réaliser », a-t-il affirmé, appelant également à une meilleure représentation de l’Afrique dans les décisions internationales qui engagent son avenir.
Abordant ensuite la question sécuritaire, Faure Gnassingbé a rappelé que la paix et la stabilité demeurent des conditions essentielles au développement du continent. Il a notamment plaidé pour le renforcement des capacités des États à protéger leurs populations et pour un soutien accru aux initiatives africaines de prévention et de règlement des crises.
« En Afrique, notre coopération doit répondre aux priorités définies par nos États et renforcer leur capacité à protéger les populations. Elle doit soutenir les initiatives africaines de prévention et de règlement des crises », a-t-il souligné.
Pour le Président du Conseil, la consolidation de la paix ne saurait toutefois se limiter aux seules réponses sécuritaires. Elle passe également par des services publics efficaces, la création d’emplois, le dialogue et le renforcement de la confiance entre les citoyens et leurs institutions.
La troisième priorité évoquée concerne la transformation des économies africaines. Sur ce volet, Faure Gnassingbé a appelé à une coopération capable d’apporter des réponses concrètes aux attentes des populations, notamment en matière d’alimentation, d’énergie et d’emploi.
« Nos populations attendent légitimement des résultats concrets, une alimentation accessible, une énergie fiable, des emplois et des perspectives pour leurs enfants », a-t-il indiqué.
Il a ainsi mis en avant les opportunités de coopération dans l’agriculture, l’énergie et les infrastructures, avec un accent particulier sur le renforcement des capacités productives, la transformation locale des ressources et la connexion des territoires aux marchés.
Le Président du Conseil a également insisté sur la place de la science, des technologies et de la formation dans cette dynamique, estimant que ces secteurs constituent des leviers importants pour développer les compétences et créer davantage de valeur ajoutée.
Au terme de son intervention, Faure Gnassingbé a souhaité que ce troisième Sommet Russie-Afrique marque un nouveau tournant dans les relations entre les deux parties. Un partenariat qu’il veut davantage orienté vers des résultats concrets, autour de trois exigences : la souveraineté, la paix et la transformation économique.
La Redaction
Publié sur Togo En Live






