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Par La Redaction
Publié le 11 septembre 2026

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Nucléaire: Faure Gnassingbé défend les intérêts de l’Afrique à Londres

Nucléaire: Faure Gnassingbé défend les intérêts de l’Afrique à Londres

Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé veut positionner le Togo comme un acteur de la réflexion sur l’avenir nucléaire de l’Afrique. Invité d’honneur de la 51ᵉ édition du Symposium mondial du nucléaire à Londres, il a plaidé pour une approche africaine fondée sur la préparation, les partenariats et la mobilisation des financements.

Placée sous le thème: « De l’ambition à l’action », la rencontre intervient dans un contexte de regain d’intérêt mondial pour l’énergie nucléaire.

Pour Faure Gnassingbé, cette source d’énergie peut contribuer à la sécurité énergétique, à la transition climatique et au développement économique du continent.

« L’ambition, à elle seule, ne suffit pas. Le monde doit construire, financer, réglementer et concrétiser », a-t-il souligné, appelant à passer des annonces à des actions concrètes.

Selon lui, l’Afrique, confrontée à d’importants besoins d’industrialisation, de santé, de numérique et d’infrastructures, a besoin d’une énergie fiable et disponible. Les petits réacteurs modulaires et les microréacteurs pourraient notamment répondre à certains de ces besoins.

« L’Afrique ne demande pas simplement une technologie. Elle demande un véritable partenariat. L’Afrique offre un marché et une vision de son propre avenir énergétique », a-t-il déclaré.

Le chef de l’exécutif togolais a également présenté les avancées du Togo. Membre de l’AIEA depuis 2012, le pays a créé en janvier 2025 son Commissariat à l’énergie atomique et renforcé son cadre de coopération avec l’agence onusienne.

« Nous comprenons qu’un développement nucléaire responsable commence bien avant la construction du premier réacteur », a-t-il rappelé, évoquant également l’évaluation des technologies adaptées aux besoins du pays et la recherche de mécanismes de financement.

Le financement demeure toutefois un défi majeur. « Les projets nucléaires exigent des investissements considérables sur le long terme et des structures de financement capables de gérer les risques sur plusieurs décennies », a relevé Faure Gnassingbé.

Dans cette dynamique, le Président du Conseil a annoncé que Lomé accueillera du 1er au 3 juin 2027 la troisième édition du Nuclear Energy Innovation Summit for Africa (NEISA). Cette rencontre doit permettre de poursuivre les discussions engagées à Kigali autour de la préparation institutionnelle, du financement, de la formation et du développement des capacités africaines.

« Nous avons l’occasion de faire en sorte que le prochain chapitre de la renaissance nucléaire mondiale soit aussi celui de l’industrialisation, de l’innovation et du développement de l’Afrique », a-t-il déclaré.

Le Togo a par ailleurs annoncé son adhésion à la Déclaration visant à tripler la capacité nucléaire mondiale d’ici 2050, lancée lors de la COP28. Par cette décision, Lomé entend contribuer aux efforts internationaux en faveur de la sécurité énergétique et de la lutte contre le changement climatique, dans le respect des principes de sûreté, de sécurité et d’utilisation pacifique du nucléaire.

Les travaux du Symposium ont également été marqués par des expositions et des rencontres B2B destinées à favoriser les échanges et les partenariats entre les acteurs du secteur nucléaire.

La Redaction

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