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Par La Redaction
Publié le 4 octobre 2026

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Pollution plastique au Togo: la loi bientôt renforcée

Pollution plastique au Togo: la loi bientôt renforcée

Le Parlement togolais veut renforcer l’arsenal juridique contre la pollution plastique. Réunis à Lomé les 2 et 3 octobre 2026, parlementaires, élus locaux et acteurs de la société civile ont réfléchi aux moyens d’adapter la législation aux nouveaux enjeux environnementaux. Cette rencontre, organisée avec l’appui de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), a permis aux participants de bénéficier de l’expertise de Bemah Gado, directeur général de l’ONG STADD, de Me Agbeko Fogan Nakou, conseiller technique au ministère de l’environnement, et d’Aubin Kpogno, expert de l’Agence française de développement (AFD).

Les échanges ont notamment porté sur le décret de 2011 relatif à la réglementation des sachets plastiques. Pour les participants, ce texte doit désormais être actualisé afin de tenir compte des réalités industrielles actuelles, mais aussi du Traité mondial sur la pollution plastique porté par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement et de la loi sur le climat adoptée par le Togo en 2025.

La question des définitions juridiques figure également parmi les priorités. La future réglementation devrait cibler particulièrement les sachets et emballages plastiques à usage unique, tout en évitant de pénaliser les plastiques techniques utilisés notamment dans l’automobile, le bâtiment ou encore l’informatique.

Les experts ont par ailleurs appelé à davantage de vigilance sur les matériaux présentés comme écologiques. Ils distinguent notamment les produits oxo-fragmentables, susceptibles de se transformer en microplastiques toxiques, des véritables matériaux biodégradables issus de matières organiques comme la cellulose, la fécule de manioc ou de pomme de terre. Compte tenu du coût élevé de ces alternatives, une transition progressive est préconisée.

Autre préoccupation soulevée : la protection des acteurs informels de la collecte et du tri des déchets. Alors que les unités industrielles de recyclage sont soumises aux Études d’Impact Environnemental et Social et au suivi en matière d’hygiène, de santé et de sécurité, les pré-collecteurs et trieurs qui travaillent dans les quartiers restent particulièrement exposés.

Les participants souhaitent également une réponse qui concerne toutes les régions du pays. Les initiatives locales, notamment celles liées au compostage à Dapaong, montrent que la lutte contre la pollution plastique ne doit pas se limiter à Lomé.

Pour rendre la filière du recyclage plus viable, les experts recommandent enfin un accompagnement fiscal et réglementaire de l’État. Des allègements de taxes, une révision de la TVA ainsi qu’un meilleur accès aux marchés des crédits plastique et carbone sont notamment envisagés.

Les travaux se sont poursuivis en ateliers autour de trois axes : l’interdiction ciblée des plastiques à usage unique, la mise en œuvre effective de la Responsabilité Élargie du Producteur (REP) et la création d’instruments financiers et fiscaux adaptés.

À terme, le Parlement entend dégager des recommandations législatives concrètes afin de renforcer la lutte contre la pollution plastique et de mieux protéger l’environnement et les populations.

La Redaction

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