Togo-Russie: la coopération s’ouvre à de nouveaux secteurs

La coopération entre le Togo et la Russie franchit une nouvelle étape. Réunis à Lomé du 29 septembre au 1er octobre 2026 dans le cadre de la première session de la Commission intergouvernementale, les deux pays explorent de nouvelles pistes de partenariat dans plusieurs secteurs stratégiques.
Cette rencontre intervient après plusieurs avancées enregistrées dans les domaines scientifique, universitaire et de la recherche. Elle doit surtout permettre d’élargir les échanges à des secteurs prioritaires comme l’industrie, les mines, l’énergie, le nucléaire civil, les hydrocarbures et la formation.
Sur le plan académique, les opportunités offertes aux étudiants et chercheurs togolais se sont considérablement renforcées. Le nombre annuel de bourses scientifiques accordées par la Russie est passé de 86 en 2024 à 250, donnant davantage de possibilités de formation dans les filières scientifiques et technologiques. À cela s’ajoute la formation de 41 ingénieurs-formateurs au Tatarstan, destinée à renforcer les capacités nationales de transmission des compétences.
La coopération universitaire prend également de l’ampleur avec des partenariats établis avec trois grandes universités russes et la signature d’une convention-cadre avec le Centre de diplomatie publique. Les chercheurs togolais pourraient aussi bénéficier d’un accès au synchrotron SKIF, une infrastructure scientifique de haut niveau susceptible de soutenir de nouvelles avancées dans la recherche.
Forte de ces acquis, la Commission intergouvernementale entend désormais donner une nouvelle dimension au partenariat bilatéral. Dans l’industrie et les mines, les discussions portent notamment sur l’expertise géologique, l’accès aux technologies avancées et le transfert de savoir-faire. L’objectif est de favoriser une meilleure valorisation des ressources nationales tout en développant les compétences togolaises.
Le secteur énergétique figure également parmi les priorités. Les échanges portent sur de possibles partenariats destinés à améliorer l’accès à l’électricité et à consolider la sécurité de l’approvisionnement.
Pour le nucléaire civil, le partenariat est envisagé autour de la formation, de la recherche et des applications médicales et agricoles. Cette coopération doit permettre de développer progressivement les compétences scientifiques et techniques du Togo, dans le respect de ses engagements internationaux.
Les hydrocarbures constituent un autre axe de discussion. Les deux parties s’intéressent notamment aux questions d’approvisionnement, de stockage et de logistique, avec en toile de fond les capacités du Port de Lomé et le rôle du Togo comme plateforme d’échanges pour la sous-région.
À travers cette première session de la Commission intergouvernementale, Lomé et Moscou cherchent ainsi à consolider les acquis existants et à ouvrir de nouveaux chantiers. La coopération bilatérale entend désormais davantage miser sur le développement des compétences, le renforcement des capacités nationales, le transfert de technologies et la création de valeur.
La Redaction
Publié sur Togo En Live




