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Par La Redaction
Publié le 20 janvier 2026

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Violations graves des droits humains: la CNDH outillée pour traiter efficacement les plaintes

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) ayant pour mission de promouvoir et protéger les droits de l’homme, de protéger les défenseurs des droits de l’homme et de prévenir la torture et d’autres formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants dans les lieux de privation de liberté ou tout autre lieu que la Commission aura identifié, s’outille pour améliorer la qualité de son travail. Le Mardi 20 janvier 2026, les membres et le personnel de cette institution ont bénéficié d’un renforcement de capacité dans ce sens.

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) ayant pour mission de promouvoir et protéger les droits de l’homme, de protéger les défenseurs des droits de l’homme et de prévenir la torture et d’autres formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants dans les lieux de privation de liberté ou tout autre lieu qu’elle aura identifié, s’outille pour améliorer la qualité de son travail. Mardi 20 janvier 2026, les membres et le personnel de cette institution ont bénéficié d’un renforcement de capacités dans ce sens.

La session de formation a porté sur la « médecine légale », une discipline scientifique et médico-juridique qui joue un rôle crucial dans la protection des droits de l’homme et l’accès à la justice. Elle permet de documenter de manière objective les cas de torture, de mauvais traitements, de violences basées sur le genre, ainsi que d’autres atteintes graves aux droits fondamentaux. À travers des expertises médicales et médico-légales, les preuves recueillies renforcent la lutte contre l’impunité et contribuent à la réparation des victimes.

La médecine légale est donc reconnue à l’échelle mondiale comme un outil essentiel pour la protection des droits de l’homme, la prévention de la torture et la lutte contre l’impunité.

Selon le président de la CNDH, cet atelier de renforcement des capacités se justifie par la réception sans cesse des plaintes relatives à des allégations de violations graves des droits humains (torture, violences basées sur le genre, traitements inhumains ou dégradants) où l’apport de la médecine légale est déterminant pour établir les faits et renforcer les enquêtes.

L’objectif est donc d’améliorer la documentation, l’analyse et le suivi des violations graves des droits de l’homme en cohérence avec les engagements internationaux, régionaux et nationaux.

« Le traitement des requêtes qui nous parviennent induit des enquêtes et investigations pour la manifestation de la vérité. Mais il se fait que nous n’avons pas toujours les compétences techniques requises pour procéder à la recherche des causes et des conditions de survenance des allégations de décès ou de torture. Ceci nous amène à rechercher des expertises en la matière d’où l’importance du recours à la médecine légale pour nous assurer de la fiabilité et de la crédibilité des investigations menées », a souligné Me Kwao Ohini Sanvee.

L’activité s’inscrit dans la mise en œuvre de l’axe 2 et 3 du Plan Stratégique 2021-2025 de la CNDH relatifs à la promotion d’une culture des droits de l’homme et renforcement de la protection et au renforcement du mécanisme national de prévention de la torture et autres formes de traitement cruels, inhumains ou dégradants et s’aligne sur l’axe 1 de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025 qui met un accent particulier sur la sécurité, la paix et la justice.

« Tout fait qui porte sur l’homme et qui est à l’origine d’un conflit nécessite des investigations pour comprendre et établir la vérité. Et le bon profil de médecin qui peut répondre efficacement c’est le médecin légiste. C’est à juste titre que la CNDH a bien voulu que nous ayons ce moment de partage pour renforcer les capacités de ses membres et son personnel en matière de médecine légale. Il n’est pas question d’eux de faire des médecins légistes mais leur permettre de comprendre la discipline et savoir dans quel cadre cette spécialité peut apporter sa contribution pour la réussite de leurs missions », a expliqué, le lieutenant-colonel Apélété Yawo Agbobli, médecin légiste et Directeur général du CHU Sylvanus Olympio.

Les communications ont porté sur les fondements et pratiques de la médecine légale ainsi que le Protocole d’Istanbul des Nations Unies (2004), un document qui sert à tous les acteurs qui interviennent dans la prévention de la torture, des violences basées sur le genre et des traitements inhumains ou dégradants.

La Redaction

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