Affaire SUNU BANK-Togo: les conditions d’une grève régulière ne sont pas remplies d’après Bawara

Au Togo, le secteur bancaire et des assurances est paralysé depuis mercredi par une grève de 72 heures lancée par le Syndicat des employés et cadres de banques, des établissements financiers et des assurances du Togo (SYNBANK) et le Syndicat des Employés et Cadres des Assurances (SYNASSUR). Cette grève fait suite à la confirmation du licenciement des 42 employés de SUNU Bank-Togo pour motif économique. GiLbert Bawara, le ministre de la réforme du service public, du travail et du dialogue social réagit et donne des précisions sur cette affaire.
Selon Gilbert Bawara, les dirigeants de SUNU BANK-Togo ont initié depuis le 20 septembre 2024, une procédure de licenciement pour motif économique visant 120 salariés, invoquant les difficultés auxquelles cet établissement est confronté.
Le ministre précise que dans ce contexte, les services compétents de l’Etat notamment les ministères chargés des finances et du travail ont engagé des démarches de dialogue et de conciliation avec les parties prenantes, afin de rechercher des solutions appropriées à la situation.
Il informe que ces démarches ont permis d’examiner les préoccupations et les doléances des travailleurs concernés, mais aussi les difficultés auxquelles l’employeur est confronté.
Toujours selon le ministre, les organisations syndicales du secteur bancaire, financier et des assurances, en l’occurrence le SYNBANK et le SYNASSUR, ont introduit le 21 août dernier un préavis de grève, réclamant notamment l’annulation pure et simple du licenciement pour motif économique à SUNU BANK-Togo au motif que les raisons invoquées ne sont pas réelles et sérieuses, ainsi que l’annulation de toutes les poursuites à l’encontre d’un délégué du personnel d’ECOBANK-Togo.
M. Bawara a tenu à préciser que depuis l’introduction d’une procédure de licenciement pour motif économique par les dirigeants de SUNU Bank-Togo, des objections soulevées constamment par les délégués syndicaux et du personnel de cet établissement ont entravé le bon déroulement des négociations entre les parties malgré les efforts du ministère chargé du travail.
Il ajoute que les démarches conjointes menées avec le ministre chargé des finances ont permis d’obtenir une baisse significative du nombre de salariés visés par la procédure de licenciement, qui passe désormais à 42 agents et des mesures additionnelles d’accompagnement de la part des dirigeants de SUNU BANK-Togo.
Par ailleurs, le ministre informe que les services compétents de l’Etat se sont engagés à veiller au respect scrupuleux de tous les droits légaux reconnus aux travailleurs concernés, mais aussi à l’application des mesures d’accompagnement obtenues dans le cadre des efforts de dialogue et de conciliation menés par les ministres chargés des finances et du travail.
En ce qui concerne le délégué du personnel d’ECOBANK-Togo dont l’annulation des poursuites à son encontre est réclamée par les initiateurs du préavis de grève, M. Bawara souligne que ce dernier a fait l’objet de façon régulière d’une procédure disciplinaire, et les poursuites judiciaires dont il fait l’objet ont été diligentées par un client de la banque.
Dans la logique d’un règlement à l’amiable du différend, le ministre de la réforme du service public, du travail et du dialogue social dit avoir discuté amplement de ces points lors d’une rencontre tenue le mardi 23 septembre 2023 avec une délégation de SYNBANK et SYNASSUR.
« A cette occasion, nous avons exhorté les initiateurs du préavis de grève à reconsidérer leur mot d’ordre et à s’abstenir en conséquence de recourir à une cessation des activités dans le secteur bancaire, financier et des assurances, telle qu’envisagée pour les 24, 25 et 26 septembre 2025, les conditions d’une grève régulière, pour les motifs spécifiques évoqués, n’étant pas remplies », a conclu Gilbert Bawara.
La Redaction
Publié sur Togo En Live




