Café-cacao: le CCFCC mobilise les acteurs pour trouver des solutions à la crise

Le Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC) a organisé mercredi à Lomé une rencontre d’échanges avec les producteurs, les acheteurs, les exportateurs et les transformateurs du café et cacao au Togo. L’initiative fait suite à la chute préoccupante des prix de ces produits sur le marché international avec une grave répercussion sur l’économie togolaise. Il a été question d’identifier les causes profondes de la crise et de dégager des pistes de solutions.
Environ 1500 tonnes de stocks sont accumulés. Cette situation s’explique principalement par l’effondrement soudain des prix qui a paralysé les transactions commerciales. En l’espace de quelques mois, les prix ont fortement reculé, passant de 5525 FCFA le kg du cacao à 2240 FCFA aujourd’hui. Une baisse brutale qui laisse de nombreux opérateurs avec d’importants volumes de café et de cacao invendus.
Selon le secrétaire général du CCCC, Enselme Gouthon, cette chute des prix se justifie par la flambée observée l’année précédente.
« Les prix avaient fortement augmenté en raison de la baisse de la production dans les principaux pays producteurs, notamment la Côte d’Ivoire et le Ghana. Cette contre-performance était liée aux effets du changement climatique, mais aussi au vieillissement des plantations et des producteurs. Aujourd’hui, les prix sont passés de 600 FCFA le kilogramme à 200 FCFA, voire moins sur le marché », a-t-il laissé entendre.
Plus de 10 000 tonnes de fèves de cacao avaient déjà été exportées par le Togo au 28 janvier 2025. À la même date en 2026, les exportations plafonnent à environ 5000 tonnes. Ce qui illustre l’ampleur du ralentissement des exportations.
Pour y remédier, le CCFCC appelle l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur à consentir des efforts à court terme afin de permettre une reprise progressive des échanges et une stabilisation du secteur.
« Les producteurs, les acheteurs et les exportateurs doivent accepter de perdre un peu afin de libérer les stocks existants et de redonner de la fluidité au marché », a indiqué M. Gouthon.
La Redaction
Publié sur Togo En Live




