EPU: la CNDH valide son rapport complémentaire en vue de l’examen du Togo en 2027

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a organisé mercredi 8 juillet 2026 à Lomé un atelier de validation de son rapport complémentaire relatif au quatrième cycle de l’Examen périodique universel (EPU). Le document évalue la mise en œuvre des recommandations acceptées par le Togo à l’issue du troisième cycle de l’EPU et met en lumière les évolutions enregistrées depuis le précédent examen. Il rend compte des progrès accomplis, souligne les défis persistants et formule des recommandations destinées à renforcer la mise en œuvre des obligations internationales du pays en matière de droits de l’homme.
Selon la 1ère vice-présidente de la CNDH, Aissah-Assih Ashira Tembe, représentant le président de l’institution, ce rapport a été élaboré sur la base d’une analyse rigoureuse des informations disponibles relatives à la mise en œuvre des engagements internationaux du Togo.
« La CNDH s’est appuyée notamment sur les rapports soumis par le gouvernement aux différents mécanismes internationaux de protection des droits de l’homme, sur les observations finales et recommandations des organes conventionnels et du Conseil des droits de l’homme, ainsi que sur diverses autres sources documentaires pertinentes émanant d’institutions nationales, d’organisations de la société civile et de partenaires concernés », a-t-elle déclaré.
Elle a également rappelé que la protection des droits de l’homme constitue une responsabilité partagée. Si elle incombe au premier chef à l’État, elle mobilise également les institutions nationales des droits de l’homme, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers, les médias, les universitaires ainsi que l’ensemble des citoyens.

Pour le Togo, le quatrième cycle de l’EPU constitue une étape importante. Après les examens de 2011, 2016 et 2022, le pays sera de nouveau évalué en janvier 2027. Cette échéance permettra de mesurer le chemin parcouru depuis le précédent examen et d’apprécier les efforts déployés dans la mise en œuvre des 182 recommandations acceptées sur les 224 formulées.
De son côté, le secrétaire général de la CNDH, Narteh-Messan Komlan Blaise, a expliqué que l’EPU est un mécanisme qui permet aux États de présenter à la communauté internationale la situation des droits de l’homme sur leur territoire.
« Il ne s’agit pas d’un tribunal, mais d’un examen entre les États membres des Nations unies », a-t-il précisé, soulignant que ce mécanisme couvre l’ensemble des grandes catégories de droits de l’homme reconnues par les instruments internationaux.
S’agissant du quatrième cycle, il a indiqué qu’il s’agit d’évaluer la manière dont le Togo a mis en œuvre les recommandations formulées lors du troisième cycle.

Selon lui, l’atelier de validation vise à examiner l’ensemble des recommandations acceptées par le Togo afin de garantir un processus participatif et transparent d’évaluation de la situation des droits de l’homme dans le pays.
Les participants se sont également penchés sur les progrès réalisés au cours des cinq dernières années, tout en identifiant les défis qui restent à relever.
Il faut rappeler que l’Examen périodique universel a pour mission d’améliorer la situation des droits de l’homme sur le terrain dans chacun des 193 États membres de l’Organisation des Nations unies.

La Redaction
Publié sur Togo En Live




