Faure Gnassingbé fait du secteur privé un pilier de la Vision Togo 2040

Le gouvernement togolais a organisé jeudi à Lomé un atelier national d’échanges avec les acteurs du secteur privé. La rencontre a été présidée, au nom du Président du Conseil, par Sandra Johnson, ministre, secrétaire général de la Présidence du Conseil, en présence du ministre de l’économie et de la veille stratégique, Badanam Patoki, du ministre délégué chargé de l’économie maritime, Kokou Edem Tengue, et du ministre délégué chargé de la promotion des investissements, Arthur Trimua. Elle a permis d’aborder le rôle de ce secteur clé dans la mise en œuvre de la Vision Togo 2040 et de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031.
L’atelier a également enregistré la participation de Nathalie Kouassi Akon, Directrice de la Division Golfe de Guinée de la Société financière internationale (SFI), Antonius Verheijen, représentant résident du Groupe de la Banque mondiale au Togo.
Les acteurs du secteur privé présents proviennent des organisations patronales et professionnelles, des grandes entreprises, des petites et moyennes entreprises nationales et internationales, du monde universitaire, de la magistrature et d’experts internationaux.
Cette rencontre, organisée dans le prolongement du séminaire gouvernemental des 11 et 12 juin 2026, traduit la volonté du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, de consolider un dialogue structuré avec le secteur privé, afin d’identifier les réformes susceptibles de stimuler les investissements productifs, de renforcer la compétitivité nationale et d’accélérer durablement la transformation économique du Togo.
Les récents travaux montrent tout l’intérêt de la Vision 2040 pour guider l’action de l’État au cours des quinze prochaines années. Fidèle au projet du Président du Conseil d’un développement plus juste et durable, ce programme prévoit de doubler la richesse produite par habitant (le PIB) et de ramener la pauvreté sous les 15 %. À terme, il s’agit d’améliorer le quotidien des habitants et de rendre l’économie plus forte.

A l’ouverture des travaux, Sandra Ablamba Johnson a souligné que la réalisation de ces objectifs passe par une mobilisation accrue de l’investissement privé, une meilleure valorisation des avantages comparatifs du Togo et la poursuite des réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires : « l’atteinte de ces objectifs nécessite une transformation structurelle de l’économie, et donc un nouveau modèle de croissance davantage tiré par l’investissement privé afin de créer plus de richesses et d’emplois ».
Les échanges ont mis en lumière les avancées significatives enregistrées par le pays, notamment l’augmentation de 27,3 % du stock d’investissements directs étrangers (IDE) en 2025, désormais évalué à 2 063 millions de dollars américains, le développement de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), ainsi que la modernisation des procédures douanières et foncières, qui contribuent à renforcer la sécurité juridique des investissements et à améliorer la mobilisation des recettes publiques.
Mme Sandra Johnson a réitéré l’engagement ferme du Président du Conseil à faire du secteur privé un partenaire privilégié et lui a rendu hommage pour son leadership dans la conduite de la politique de transformation structurelle de l’économie togolaise.
« C’est pour cela que le Président du Conseil a fait du secteur privé, un partenaire de choix dans la mise en œuvre de sa vision de développement, en mettant en place des mécanismes divers d’écoute que sont la Cellule climat des affaires, dont il assure la présidence et le Cadre de concertation Etat-secteur privé pour lequel le pilotage technique est assuré par le Ministère des finances et du budget », a-t-elle indiqué.
Le ministre, secrétaire général de la Présidence du Conseil a également exprimé la reconnaissance du Gouvernement au Groupe de la Banque mondiale, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux acteurs du secteur privé pour leur contribution à l’élaboration de la Vision 2040 et à l’accompagnement dans la mise en œuvre des réformes économiques. Elle a, par ailleurs, invité l’ensemble des parties prenantes à renforcer leur synergie d’action afin d’assurer la pleine réussite de la Vision 2040, dans un contexte international marqué par des mutations profondes et des contraintes budgétaires croissantes.
A leur tour, les ministres Patoki, Tengue et Trimua ont mis en évidence l’engagement du Gouvernement à renforcer l’attractivité du Togo et à mobiliser les investissements nécessaires à la mise en œuvre de la Vision Togo 2040. Ils ont également souligné la nécessité d’une synergie renforcée entre les secteurs public et privé afin d’accélérer la transformation économique, de favoriser la création d’emplois et de promouvoir un développement durable et inclusif.
L’amélioration du climat des affaires, la mobilisation d’investissements privés structurants, le renforcement des partenariats public-privé ainsi que la définition d’engagements réciproques entre l’État et les opérateurs économiques ont été au cœur des échanges. Les sessions plénières ont été marquées par une série de partage d’expérience des experts internationaux notamment du Royaume du Maroc et de la République de Maurice, sur les leviers pour mobiliser le secteur privé autour des secteurs structurants de l’économie.
Les travaux sectoriels ont été quant à eux consacrés à l’agro-industrie, à la logistique et au transport ainsi qu’à l’énergie. Les organisations patronales ont également mené avec le gouvernement, dans le cadre de cette rencontre, une réflexion sur le renforcement du dialogue public-privé afin de consolider les mécanismes de concertation existants.
Les échanges ont permis d’identifier les principaux défis à relever, de proposer des réformes prioritaires et de définir des résultats mesurables à court et moyen terme. Le secteur privé s’est en outre engagé à soutenir plus fortement les ambitions portées par le gouvernement dans le cadre de la Vision Togo 2040 et de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031, à travers des investissements plus audacieux et des emplois de meilleure qualité.

« Le secteur privé s’engage à accroître significativement ses investissements dans les secteurs prioritaires que sont l’industrie, l’agro-industrie, les infrastructures, la logistique, l’énergie, le numérique, les services à forte valeur ajoutée » a souligné le Président de l’Association des grandes entreprises du Togo (AGET), Charles Kokouvi Gafan.
Dans ce cadre, le secteur privé entend pleinement s’appuyer sur les atouts naturels et stratégiques du Togo pour renforcer la transformation locale des matières premières, les chaînes de valeur nationales, et promouvoir une croissance fondée sur l’innovation et la compétitivité.
Pour sa part, la Directrice de Division Golfe de Guinée de la Société Financière Internationale (SFI), Nathalie Kouassi Akon a, au nom du Groupe de la Banque mondiale, a salué la qualité du partenariat stratégique établi avec le Togo et réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner les réformes destinées à promouvoir un secteur privé plus dynamique, créateur d’emplois et de valeur ajoutée.
Elle a également exprimé sa reconnaissance au Président du Conseil pour son implication dans le renforcement du partenariat entre le Togo et le Groupe de la Banque mondiale, ainsi que pour son leadership dans la conduite des réformes structurantes.
« Je remercie le Président du Conseil, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, pour l’opportunité offerte au Groupe de la Banque mondiale d’appuyer le Gouvernement du Togo dans son processus de réflexion stratégique autour de la réalisation de la Vision 2040 ».

La Redaction
Publié sur Togo En Live




