Genève: le Togo appelle à une justice réparatrice pour l’esclavage, la déportation et la colonisation

Genève, la capitale suisse a abrité jeudi un évènement de haut niveau. Il s’agit de la rencontre sur la justice réparatrice aux Africains et personnes d’ascendance africaine. Une initiative du Président du Conseil, Faure Gnassingbé visant à mettre en place une justice réparatrice pour l’esclavage, la déportation et la colonisation.
La rencontre est organisée en collaboration avec le Ghana, l’Afrique du Sud, la Coordination de la communauté des Caraïbes (CARICOM) et le Haut commissariat des nations unies aux droits de l’homme.
Elle était axée sur le thème: « Consolider le cadre normatif dans la lutte pour la justice des victimes de l’esclavage, de la déportation et de la colonisation : contribution du droit international et des mécanismes de l’ONU pour des réparations justes et durables ».
Le cadre normatif pour la justice des victimes de l’esclavage repose sur des lois nationales et internationales interdisant l’esclavage et la traite, des protections pour les victimes et des procédures judiciaires, ainsi que des initiatives visant à démanteler le modèle économique de la traite et à soutenir les victimes, notamment les femmes et les enfants. Ce cadre inclut la sensibilisation du public et la formation des professionnels pour améliorer l’accompagnement des victimes, la prise en charge sociale et psychologique, et des mesures pour prévenir la traite et renforcer la coopération internationale.

Dans son intervention le ministre togolais des affaires étrangères, Prof Robert Dussey après avoir fait un rappel historique sur la justice réparatrice a salué les différentes actions menées dans ce notamment la déclaration d’Accra de 2023, la décision de l’union africaine en date de février 2025 et le second sommet de la CARICOM tenue en septembre dernier à Addis Abeba.
« Cette justice n’est dirigée contre personne », a-t-il fait savoir.
Le chef de la diplomatie togolaise a par ailleurs salué la mobilisation de la communauté internationale dans ce sens et souligné que le Togo œuvre pour la réparation et que la tenue à Lome du 8 au 12 décembre prochain du 9e Congrès panafricain ne soit pas un hasard.
Les autres intervenants au cours des différents panels ont mis l’accent entre autres sur les différents mécanismes juridiques déjà mis en place la compensation, la restitution, la réparation et la cicatrisation des plaies. Ils sont également revenus sur la déclaration de Durban avant d’inviter les organisations sous régionales, régionales, internationales et les États ainsi que la société civile à mutualiser leurs efforts pour passer de la rhétorique à la pratique et pour cela l’Union africaine et la CARICOM ont un rôle majeur à jouer.

La Redaction
Publié sur Togo En Live




