Gerry Taama: ‘Je pense que j’avais raison de faire ce que j’ai fait’

Gerry Taama ne regrette pas sa décision de quitter la scène politique togolaise. L’ancien président du Nouvel Engagement Togolais (NET) affirme que les éléments qu’il avait mis en avant à l’époque sont toujours d’actualité et même renforcés.
C’est sur une radio de la place que M. Taama est revenu sur son retrait de la scène politique togolaise.
L’ancien président du NET a tenu à rappeler qu’à l’issue des élections législatives et régionales du 29 avril 2024, il avait estimé qu’il ne sert à rien de perdre son temps en politique au Togo tant que les résultats des élections n’ont aucun rapport avec le vote des électeurs, pointant du doigt une mascarade électorale.
« Quand vous allez à une élection, vous avez envie d’avoir la vérité des urnes c’est-à-dire une concordance entre le choix des électeurs et les résultats. Mais quand vous vous rendez compte finalement que tout ce que vous et vos militants ainsi que vos sympathisants font comme des efforts sont complètement dénaturés par des résultats, cela ne sert à rien de continuer », a-t-il déclaré sur Victoire FM.
Il soutient par ailleurs que c’est le même scenario qui s’est produit lors des élections municipales du 17 juillet dernier.
« Quand vous regardez les résultats des dernières élections municipales, c’est exactement la même chose. Il n’y a donc aucun intérêt de continuer à dépenser ses maigres sous dans la politique au Togo. J’ai été un politicien de terrain. Je faisais 3 ou 4 tournées par mois. Pendant cinq ans, j’ai énormément investi dans les œuvres sociales à l’Est-Mono et les populations me l’ont rendu à travers leur mobilisation lors des meetings. Mais les résultats des élections ont montré le contraire », a-t-il ajouté.
Au vu de tous ces éléments, l’ancien président du NET dit avoir raison de faire ce qu’il a fait c’est-à-dire en décidant de quitter la scène politique.
« J’ai un parcours un peu atypique. J’étais d’abord un ancien officier des forces armées togolaises, ensuite un chef d’entreprise avant de rentrer en politique en 2012. Aujourd’hui je retrouve cette profession d’entrepreneur dans un climat très difficile. Mais je trouve que c’est un challenge de ne pas faire de compromis sur ma liberté et mon indépendance. Je suis aujourd’hui à la tête d’une entreprise de menuiserie qui est dans trois domaines à savoir le bois naturel, le mélaminé et l’aluminium. J’emploie une quinzaine de personnes. C’est une nouvelle vie », a-t-il laissé entendre.
La Redaction
Publié sur Togo En Live




