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Par La Redaction
Publié le 3 mai 2025

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Jean-Lucien Savi de Tové, nouveau Président de la République Togolaise

Le Togo a depuis samedi un nouveau Président de la République. Il s’agit de Jean-Lucien Kwassi Lanyo de Tové (86 ans) élu par le Parlement lors d'un Congrès. Le choix de M. Savi de Tové, surtout son âge suscite des débats au sein de l’opinion. Mais qu’est-ce qui explique réellement ce choix ?

Le Parlement a élu samedi Jean-Lucien Savi de Tové, nouveau  Président de la République Togolaise. C’était lors du premier Congrès réunissant 150 membres (députés et sénateurs). M. Savi de Tové succède ainsi à Faure Gnassingbé, devenu Président du Conseil.

Selon l’article 35 de la Constitution du 06 mai 2024, les  candidats à la fonction de Président de la République sont présentés par les groupes parlementaires régulièrement constitués à l’Assemblée nationale. Le parti Union pour la République (UNIR), étant le seul à en disposer, a présenté un seul candidat en la personne de Jean-Lucien Savi Kwassi Lanyo de Tové, élu Président de la République par les 150 parlementaires votants pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois.

Avant sa prise de fonction, le nouveau Président de la République devra immédiatement prêter serment devant le Congrès.

Figure marquante de la politique togolaise, Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové est né le 7 mai 1939 à Lomé. Il a suivi des études supérieures en droit à l’Université de Bordeaux, ce qui a façonné son parcours professionnel et politique.

Il a débuté sa carrière politique aux côtés de Gnassingbé Eyadéma, occupant le poste de Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères après le coup d’État de janvier 1967. Cependant, en 1979, il est impliqué dans une tentative de coup d’État contre Eyadéma, ce qui lui vaut une condamnation à dix ans de prison.

À la suite de la légalisation du multipartisme au Togo, il fonde le Parti des démocrates pour l’unité (PDU) et devient une figure centrale de l’opposition politique. En 1999, son parti fusionne avec d’autres mouvements pour créer la Convergence patriotique panafricaine (CPP), dont il devient premier vice-président.

Malgré son engagement dans l’opposition, il est nommé ministre du commerce de l’industrie et de l’artisanat en 2005, sous la présidence de Faure Gnassingbé. Il a occupé ce poste jusqu’en 2007 avant d’être nommé président du Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC) en 2009.

Son parcours illustre une trajectoire politique marquée par des engagements forts, des défis et une volonté constante de participer aux réformes institutionnelles du Togo.

En tant que Président de la République et chef de l’État, il est le symbole l’unité nationale.

Il est chargé d’envoyer des messages aux chambres, d’accréditer les ambassadeurs nommés en conseil des ministres, de recevoir et d’accueillir formellement les ambassadeurs et envoyés spéciaux acceptés et accrédités par le gouvernement après qu’ils ont été dûment autorisés.

De même, il recevra au moins deux (02) fois par an le Président du Conseil pour être informé de l’état de la nation et sur un ordre du jour établi par le Président du Conseil. Une délégation représentant les chefs traditionnels assiste à l’une de ces deux (02) rencontres annuelles.

Par ailleurs, il est chargé de décerner les décorations de la République et de signer les actes qui seront à leur tour contresignés par le Président du Conseil. Il n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat.

Un quart (1/4) des députés ont le pouvoir de réclamer la mise en accusation du Président de la République devant les deux (02) chambres réunies en Congrès qui prononcent sa destitution à la majorité des deux tiers (2/3) des membres du parlement. Il est pourvu à son remplacement dans le respect des dispositions des articles 36 et 37 de la Constitution.

La Redaction

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