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Par La Redaction
Publié le 30 octobre 2025

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Les habitants de Klévé Lomé 2 appellent Faure Gnassingbé au secours

Les habitants de Klévé, quartier de Lomé 2, non loin de la Présidence du Conseil ne sont pas d’accord sur la façon dont les autorités entendent prendre leurs terres pour la réalisation d’un projet de cité ministérielle. Ils ont manifesté mercredi pour empêcher la progression des bulldozers déployés sur les lieux pour commencer les travaux et appelle le Président du Coneil, Faure Gnasingbé au secours.

Les habitants de Klévé, quartier de Lomé 2, non loin de la Présidence du Conseil ne sont pas d’accord sur la façon dont les autorités entendent prendre leurs terres pour la réalisation d’un projet de cité ministérielle. Ils ont manifesté mercredi pour empêcher la progression des bulldozers déployés sur les lieux pour commencer les travaux et appelle le Président du Conseil, Faure Gnasingbé au secours.

Ce qui irrite les habitants s’assimile à ce qu’on peut appeler « la loi du plus fort ». Ils affirment n’avoir pas reçu aucune indemnisation jusqu’à ce jour, de proposition concrète de la part les autorités qui ont déclaré la zone d’utilité publique.

Avec le déploiement des véhicules de la police et de la gendarmerie sur les lieux, ils pointent une méthode d’intimidation.

« Nous avons été surpris de voir ce matin aux environs de 7 heures un expatrié qui est venu avec un véhicule, accompagné de conducteurs d’engins, d’un huissier et d’un technicien de la préfecture. Ils sont allés vers les engins, les bulldozers, et c’est en voyant tous ces mouvements que la population est sortie pour exprimer son mécontentement », a déclaré Koffi Dekou, habitant de Klévé.

« Ce sont nos terres et nos habitations qui sont en jeu. « Ce n’est pas une réserve administrative. On ne doit pas prendre nos terres par la force. On doit ensemble trouver un terrain d’entente », a fait savoir une autre personne.

Les habitants demandent que des procédures réglementant l’expropriation pour cause d’utilité publique soient appliquées.

« Ils nous disent de partir, sans suivre les lois qui réglementent l’expropriation dans ce pays. Ils nous chassent comme des moutons sans nous dire où aller, sans nous indemniser. Nous appelons le Président du Conseil à voir notre situation, qu’il nous vienne en aide. Nous ne savons pas s’il est au courant de cette affaire, mais c’est injuste qu’on veuille nous faire partir des terres sur lesquelles nous sommes nés sans nous indemniser », a ajouté M. Dekou.

Située en plein cœur de Lomé 2, la zone abrite la plupart des institutions du pays, notamment la Présidence du Conseil, l’Assemblée nationale, l’Office Togolais des Recettes (OTR), l’Ambassade des États-Unis, la Cité OUA et plusieurs ministères.

Avec Auxnouvelles

La Redaction

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