Togo En Live
ACTUALITÉSOCIETE
Par La Redaction
Publié le 30 décembre 2025

Partager

Togo: Faure Gnassingbé fixe 3 grandes priorités à son gouvernement pour 2026

Au Togo, la transformation économique n'est plus un horizon abstrait, mais une dynamique à l'œuvre, portée par une volonté politique constante et traduite en actions concrètes. Le pays s'est engagé dans un chantier ambitieux : refonder son modèle de développement, diversifier son économie et faire des territoires les moteurs d'une croissance plus inclusive et plus résiliente.

Le Président du Conseil a adressé mardi ses vœux de l’année 2026 à ses concitoyens. Dans son discours, Faure Gnassingbé est revenu sur la réforme constitutionnelle qui fait basculer le Togo dans la Ve République avec un régime parlementaire. Le chef du gouvernement togolais assure que cette réforme vise à changer de méthode, à faire vivre autrement la démocratie et à ouvrir un nouveau chapitre tout en consolidant les acquis.

Dans son adresse, Faure Gnassingbé révèle avoir fixé au gouvernement trois priorités pour l’atteinte de ces objectifs.

Pour le Président du Conseil, la première responsabilité d’un État est de protéger ses populations et c’est la première mission qu’il se donne et assigne à son gouvernement pour 2026.

« Protéger c’est bien sûr d’abord garantir la sécurité, celle de nos familles, de nos villages et de notre territoire. Dans une région instable, nos forces de défense et de sécurité agissent avec courage et bravoure : elles protègent nos populations et tiennent nos frontières », a-t-il indiqué tout en leur rendant un hommage ainsi qu’à tous ceux qui, chaque jour, veillent sur la stabilité des populations.

Le chef du gouvernement estime que la protection d’un pays ne fait pas seulement avec des armes. Il souligne qu’un pays est protégé en donnant à chacun une vie digne, en donnant une place à sa jeunesse, en évitant que la pauvreté, l’exclusion ou la colère ne deviennent des terreaux de la violence.

« La sécurité vient aussi du développement. Elle vient de l’emploi. Elle vient de l’accès aux services essentiels. Elle vient d’un pays où personne ne se sent oublié. Quand un enfant peut aller à l’école en paix, nous renforçons la sécurité. Quand une famille a accès aux soins, nous renforçons la sécurité. Quand un agriculteur peut vivre de son travail, nous renforçons la sécurité. Et quand un village a accès à l’eau, à la route, à l’électricité, nous renforçons également la sécurité », a-t-il laissé entendre.

Il assure que la stratégie globale qui associe sécurité, développement local et cohésion sociale sera ainsi poursuivie.

La deuxième grande priorité que le Président du Conseil a fixée au gouvernement en 2026 c’est rassembler à travers le renforcement l’unité nationale qui ne peut s’épanouir que dans l’équité territoriale.

« La décentralisation n’est pas un slogan. C’est une manière de gouverner autrement, de reconnaître la diversité de nos territoires, d’aller vers ceux qui sont loin du centre ou de la capitale. Vos élus locaux seront désormais davantage associés à l’action publique, parce qu’en 2025 nous avons renforcé les moyens d’action des collectivités et amélioré la coordination entre l’Exécutif, l’Assemblée, le Sénat et les territoires », a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement a également insisté sur la reconnaissance de la place de chacun et la création des conditions d’un dialogue durable entre majorité et opposition.

« L’opposition est une composante essentielle de la République. Elle a la responsabilité de questionner, d’alerter, et de proposer. En 2026, je souhaite qu’une culture politique nouvelle s’impose : une culture politique de respect, où l’on critique les idées, mais jamais les personnes, où l’on s’oppose sans se déchirer, où l’on débat sans se détruire », a-t-il émis.

Il souligne qu’il est impératif de commencer par tendre la main, de reconnaître que la paix civile ne se maintient pas seulement par la loi, mais aussi par le geste juste la compréhension. Dans cet esprit d’apaisement, il dit avoir demandé au ministre de la justice d’exécuter les décisions de grâce et de clémence qui ont été prises lors du dernier conseil des ministres.

« Il ne s’agit ni d’impunité, ni de faiblesse sur des crimes graves. Il s’agit plutôt d’éviter que des erreurs ou des moments d’égarement deviennent des destins brisés. Il s’agit, surtout, de permettre à notre pays de regarder de l’avant. Notre avenir, c’est de cela que je souhaite maintenant vous parler », a-t-il précisé.

La dernière priorité, la plus exigeante, c’est transformer. Selon le Président du Conseil, le Togo progresse depuis plusieurs années en matière d’infrastructures, de stabilité économique, d’intégration régionale, de digitalisation.

« Ces efforts sont réels, et ils doivent être reconnus. Nous devons maintenant franchir un cap supplémentaire », a-t-il martelé.

Le chef du gouvernement estime qu’il faut davantage investir dans l’humain à travers l’éducation, la formation professionnelle, la santé, la jeunesse ainsi que la transformation des territoires en faisant en sorte que l’avenir du pays ne se joue pas seulement à Lomé, mais dans chaque préfecture, dans chaque commune, dans chaque village.

« Je veux que cette transformation en cours devienne visible partout. Et je veux qu’elle soit juste. Je veux qu’elle bénéficie à toutes les catégories sociales : aux femmes, qui portent l’économie informelle ; aux jeunes, qui portent l’innovation ; aux agriculteurs, qui nourrissent la Nation ; aux entrepreneurs, qui créent de l’emploi ; aux travailleurs, qui bâtissent le pays ; aux personnes vulnérables, qui ne doivent jamais être oubliées », a-t-il lancé.

Il pense que le Togo doit ouvrir des portes, nouer des partenariats et défendre ses intérêts dans les enceintes africaines et internationales.

Le Président du Conseil a enfin souhaité que 2026 soit une année de paix et d’équilibre, une année de progrès et d’espérance, une année de solidarité et de confiance.

« Je veux dire à chaque famille togolaise mes vœux de santé, de sérénité et de réussite ; à nos jeunes, je leur dis d’avoir confiance en leur avenir ; à nos aînés, je souhaite la reconnaissance et le respect auxquels ils ont droit ; à tous ceux qui traversent une épreuve de trouver soutien et réconfort. Je souhaite enfin que chacun soit fier de dire : je suis Togolais, je suis Togolaise », a-t-il conclu.

La Redaction

Publié sur Togo En Live

A lire aussi

Articles récents - ACTUALITÉ