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Par La Redaction
Publié le 3 décembre 2025

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Togo: Faure Gnassingbé présente l’état de la nation devant le Parlement

Togo: Faure Gnassingbé présente l’état de la nation devant le Parlement

Le Président du Conseil, Faure  Gnassingbé, a prononcé devant le Parlement réuni en congrès, son discours sur l’état de la nation, conformément aux dispositions de l’article 50 de la Constitution. C’était lors de la deuxième séance du Congrès, sous la présidence de Prof. Komi Selom Klassou, Président de l’Assemblée nationale, en présence des membres du gouvernement, du corps diplomatique, des autorités administratives, militaires et de la chefferie traditionnelle.

La tradition du régime parlementaire a permis au Président du Conseil de présenter devant le Congrès sa vision pour le Togo de demain, les implications du régime parlementaire et les grandes actions du gouvernement, ainsi que les réformes et mesures envisagées pour renforcer le développement du pays.

La Ve République, un fondement pour la démocratie et la gouvernance décentralisée

Le discours du Président du Conseil, a d’abord abordé le renforcement de la démocratie parlementaire.

« L’adoption de la Cinquième République marque un tournant historique pour notre pays. La République togolaise entre dans une nouvelle ère institutionnelle, celle d’un régime parlementaire moderne, apaisé et équilibré. Cette évolution voulue et adoptée par le Parlement incarne notre ambition collective de renforcer la démocratie, d’approfondir l’État de droit et d’ancrer toujours davantage nos institutions dans la volonté du peuple togolais », a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement a également insisté sur le fait que ce nouveau régime parlementaire institué n’est pas une réforme technique. C’est une révolution de l’esprit public. Il souligne également que ce n’est pas un changement abstrait mais une transformation de la démocratie qui va avoir des conséquences concrètes pour les concitoyens.

« Avec la Ve République, nous avons fait le choix d’un régime parlementaire moderne, efficace et représentatif. C’est un changement dans la manière dont nous concevons l’exercice du pouvoir, plus proche, plus équitable, plus redevable », a-t-il affirmé.

D’un autre côté, Faure Gnassingbé a souligné l’avancée majeure du choix du régime parlementaire pour la décentralisation.

« Le Sénat désormais en place porte la voix des territoires dans les décisions nationales. Les conseils régionaux, qui ont été élus pour la première fois, incarnent la volonté des citoyens dans leur diversité. C’est le socle de l’État plus proche, qui reconnaît la pluralité des réalités locales et valorise les initiatives issues du terrain », a-t-il expliqué.

« Ce changement d’échelle impose aussi un nouveau regard sur les inégalités. Les disparités d’accès aux services de base, aux infrastructures, aux opportunités ne sont plus acceptables. La République que nous construisons doit garantir l’égalité des chances, quelle que soit la région, quel que soit le milieu. Notre gouvernance devra aller vers ceux qui sont éloignés du centre, non l’inverse », a-t-il poursuivi.

Un appel à l’action collective pour construire la nation

Le deuxième point du discours du Président du Conseil a tracé les orientations pour une action collective avec de nouveaux rôles et de nouvelles responsabilités pour chacun. À ce niveau, il a invité les parlementaires et les membres de l’exécutif à agir conformément aux aspirations de la Ve République pour apporter des réponses aux défis que rencontre la nation togolaise.

« Dans cette nouvelle République, chaque parlementaire est plus que jamais comptable devant le peuple. Chaque territoire doit se reconnaître dans les politiques publiques. Chaque citoyen doit sentir que sa voix compte et que son sort est pris en compte. Dans une République parlementaire, aucune transformation durable ne peut reposer sur un seul homme ou sur un seul pouvoir. C’est une dynamique partagée, un contrat de confiance entre l’exécutif et les élus du peuple », a-t-il souligné.

Ainsi, pour le Président du Conseil, le rôle du Parlement change. Il ne se limite plus à voter les lois et à contrôler l’action du gouvernement. Il devient une instance de décision stratégique, un espace de convergence des idées, un moteur d’impulsion démocratique.

« C’est dans cette enceinte que se forgera, se débattra et s’affirmera l’intérêt général. À vous, parlementaires, revient la responsabilité historique de faire vivre cette démocratie parlementaire. À vous revient le devoir de vigilance, de construction et d’écoute. Nous avons besoin d’un Parlement actif, respecté, respectueux. Un Parlement capable de contrôler, de proposer, mais aussi d’accompagner », a ajouté le Président du Conseil.

Une nouvelle culture politique fondée sur le dialogue et le consensus

Le discours prononcé devant le Parlement a également mis en lumière une volonté affirmée de renforcer l’esprit démocratique dans le cadre du régime parlementaire. Le Président du Conseil a insisté sur la nécessité de dépasser les antagonismes habituels pour instaurer un climat politique plus apaisé, capable d’accompagner les mutations institutionnelles en cours.

Pour le Président du Conseil, rassembler ne peut se limiter à une formule politique. Ce principe suppose d’aller au-delà des clivages partisans. Dans une République parlementaire, l’opposition demeure une voix essentielle. Elle représente une vigie et une force de proposition dont la contribution reste indispensable au fonctionnement équilibré des institutions. La démocratie, a-t-il souligné, ne peut s’accommoder du monologue. Elle se nourrit du débat et de la confrontation constructive des idées.

L’échange, la confrontation respectueuse et la recherche de consensus sont appelés à devenir des pratiques courantes. Lorsque l’accord est impossible, le compromis doit permettre de maintenir une dynamique institutionnelle stable.

Le Président du Conseil a invité l’ensemble des acteurs politiques, majorité et opposition, à faire vivre cet esprit. Il a encouragé des débats sans déchirures, des critiques sans dénigrement et des propositions ouvertes, afin de nourrir une culture politique fondée sur la responsabilité et la modération. Cette attitude est présentée comme la condition pour hisser la vie publique au niveau des attentes de la population.

Au-delà des enjeux institutionnels, le Président du Conseil a rappelé que la réforme engagée doit produire des effets concrets dans la vie quotidienne des citoyens. Il a relevé que la transformation du cadre républicain n’a de sens que si elle améliore durablement les conditions d’existence des Togolaises et des Togolais.

Dix chantiers prioritaires pour transformer la vie des populations

Dans la continuité de sa vision pour une République parlementaire plus efficace et plus proche des citoyens, le Président du Conseil a présenté les dix chantiers majeurs sur lesquels le Gouvernement concentrera ses efforts. L’objectif affiché est d’améliorer concrètement les conditions de vie des populations. L’éducation, la santé, l’accès à l’eau, l’électricité, l’emploi des jeunes, la sécurité alimentaire, l’inclusion financière, la justice territoriale, la transition écologique et la digitalisation feront l’objet d’un pilotage resserré et d’une redevabilité accrue.

Le Président du Conseil a souligné qu’une République forte est une République qui n’abandonne personne. L’équité territoriale doit s’accompagner d’une équité sociale renforcée. Les femmes, les jeunes, les travailleurs informels, les personnes vivant avec un handicap et les familles rurales doivent pouvoir trouver leur place dans la République. Les politiques de protection sociale, d’appui à l’entrepreneuriat, de couverture maladie universelle et d’éducation inclusive s’inscrivent dans cette ambition.

L’inclusion, a-t-il rappelé, ne doit pas rester un concept mais devenir une méthode. Elle constitue le cœur du nouveau contrat social que le Gouvernement veut rebâtir. L’État doit se montrer plus proche, plus juste et plus protecteur. Cette vision repose également sur un principe central, selon lequel il ne peut exister de République forte sans une justice solide.

Dans cette perspective, l’exécutif poursuivra la modernisation du système judiciaire. Moderniser la justice revient à garantir un accès plus simple, une réponse plus rapide et une institution plus fiable pour chaque citoyen. Le renforcement des capacités humaines et institutionnelles des juridictions doit leur permettre d’exercer pleinement leur mission.

Pour renforcer cet élan, le Président du Conseil a instruit le ministre de la Justice de lui soumettre des mesures de grâce fondées sur les principes d’équité et de justice. Ces mesures concernent les détenus en longue détention, les auteurs de délits mineurs, les personnes âgées en fin de peine ainsi que les détenus gravement malades.

Enfin, le Président du Conseil a appelé à la mobilisation de tous.

« Je vous propose un pacte : un pacte de loyauté envers la République, de solidarité envers nos concitoyens, de rigueur dans l’action. La République est entre nos mains. Le régime parlementaire que nous avons choisi est à la fois un engagement collectif, une exigence partagée, et une responsabilité individuelle pour chacun d’entre nous. La suite, chers parlementaires, c’est ensemble que nous allons l’écrire. C’est ainsi que nous bâtirons cette République d’équilibre, cette République d’avenir. C’est à cela que je vais consacrer toute mon énergie », a-t-il conclu.

En clôturant cette séance plénière inédite du Congrès, le Président de l’Assemblée nationale a qualifié l’événement de véritable moment d’harmonie institutionnelle.

 » Le discours du Président du Conseil sur l’état de la Nation constitue à juste titre le bréviaire pour le développement durable du Togo, il est important que le Congrès marque d’un sceau indélébile ce Discours inspirant », a-t-il indiqué.

Le Congrès a souligné l’importance des réformes et des actions exposées par le Président du Conseil. Il a relevé leur capacité à répondre aux défis majeurs auxquels le pays est confronté.

Au terme de cette intervention, le Président de l’Assemblée nationale a exprimé la satisfaction totale du Congrès et son adhésion à la vision pragmatique portée par le gouvernement.

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