Togo: le parti FDR, l’ANC et des OSC lancent un nouvel appel au peuple

Deux (02) partis politiques et des organisations de la société civile demandent la « démission » du Président du Conseil, Faure Gnassingbé. Devant la presse jeudi à Lomé, ils ont dénoncé son « illégitimité » ainsi que « l’échec » de sa gouvernance au cours de 20 dernières années. Par la même occasion, ils appellent le peuple togolais pour compter du 23 juin prochain à désobéir et à s’organiser pour faire échec à l’autorité « illégitime ».
Pour le parti Forces Démocratiques pour la République (FDR), l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), le Front Citoyen Togo Debout et Novation Internationale, les manifestations des 5 et 6 juin dernier, tout comme les prises de parole multiples d’intellectuels, d’artistes, de personnalités au cœur du système, de leaders d’opinion et de citoyens ordinaires, expriment une vérité incontournable.
« Durant 20 ans, nous avons fait face à des violences politiques, à des difficultés économiques énormes, exacerbées par une corruption endémique qui ont renforcé de grandes disparités sociales. Il s’agit de 20 ans d’échec en matière de gouvernance et de vision de développement. Le peuple togolais en a assez d’un régime qui l’opprime depuis plus de soixante ans et qui a instauré une dynastie sur la terre de nos aïeux. Il en a assez d’un pouvoir qui bafoue quotidiennement sa dignité, le méprise et le considère comme un ramassis d’idiots auxquels l’on peut raconter en permanence des mensonges pour se maintenir en place. Il en a également assez d’un chef d’État qui se maintient à la tête du pays sans aucune légitimité, après avoir fait adopter en catimini une nouvelle constitution taillée sur mesure pour prolonger son règne illégitime », soutiennent-ils dans une déclaration liminaire.
Les signataires assurent que ce n’est que le début de la manifestation de l’exacerbation du peuple togolais.
Ils réitèrent leur rejet de cette constitution et se réfèrent à la constitution du 14 Octobre 1992 qui stipule en son article 150 alinéa 2: « En cas de coup d’Etat, ou de coup de force quelconque, pour tout Togolais, désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des devoirs ».
En conséquence, ils demandent la « démission immédiate » du Président du Conseil, Faure Gnassingbé.
« Il doit rendre le pouvoir au peuple togolais à qui appartient la souveraineté nationale. Il ne s’agit pas d’un appel symbolique. Il s’agit d’une exigence politique, morale et historique, dictée par le bon sens, par la vérité et par l’urgence de restaurer la légalité constitutionnelle », lit-on dans la déclaration.
Les partis et organisations signataires appellent également le peuple togolais à rester mobilisé, vigilant, pacifique mais déterminé.
« Nous appelons solennellement le peuple togolais, pour compter du lundi 23 juin 2025, à s’atteler dûment, au plus sacré de ses devoirs constitutionnels à savoir : désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime. Ces obligations patriotiques s’accompliront suivant des recommandations qui feront l’objet de communiqués dans les prochains jours. Chaque secteur d’activité doit s’y préparer, chaque citoyen doit s’y engager », ont-ils lancé.
Enfin, ils lancent un appel à la communauté internationale, notamment à la CEDEAO, à l’Union africaine, à l’Union européenne et aux Nations Unies, afin qu’elles cessent de cautionner, par leur silence ou leur duplicité une « dictature » qui nie les valeurs universelles de liberté, de justice et de démocratie.
La Redaction
Publié sur Togo En Live




