Togo: Mazamesso Assih et Abdoul Fad Fofana dressent le bilan annuel d’activités

Mazamesso Assih, la ministre du développement à la base, de l’inclusion financière, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes et son collègue, Abdoul Fad Fofana ont présenté vendredi à la presse le bilan des activités réalisées au cours des 12 derniers mois (août 2024-août 2025). Les deux ministres ont également ont également fait des projections pour les mois à venir.
Ce département ministériel a en charge la promotion des Très petites et moyennes entreprises (TPME), le développement à la base, l’inclusion financière, la jeunesse et l’emploi des jeunes.
Pour ce qui concerne la promotion des TPME, il était question de coordonner et harmoniser les initiatives du gouvernement afin d’améliorer l’écosystème.
En termes de résultats, on note l’opérationnalisation de l’Agence de Développement des Très Petites et Moyennes Entreprises (ADTPME) qui est dotée d’un plan d’action stratégique quinquennal, la finalisation de la doctrine des TPME qui sera bientôt présentée au public, le bouclage du modèle économique et du business plan de l’ADTPME, la réalisation de l’étude du marché et l’analyse de l’écosystème des start-ups et des TPME.
« Il est important de comprendre l’écosystème et voir exactement ce qu’il faut faire pour les entreprises qui n’ont pas seulement besoin de financement mais aussi de l’accès aux marchés, des formations et des appuis techniques. On doit donc connaître la particularité de chaque type d’entreprise pour apporter le remède approprié », a déclaré Abdul-Mohamed Fofana.
Depuis 6 mois déjà, le Projet d’appui et d’accompagnement des jeunes (PAJEC) a été aussi lancé et a permis de mobiliser environ 34 millions d’euros qui vont permettre d’accompagner les jeunes entrepreneurs.
En termes de perspectives, le ministre délégué auprès du ministre du développement à la base, de l’inclusion financière, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a annoncé que des appels à projets seront lancés pour accompagner les jeunes porteurs de projets alignés sur la vision du développement du pays notamment dans les domaines de l’agro-industrie, de l’industrie culturelle, du transport logistique, du digital etc.
En matière de développement à la base, le département s’est fixé pour objectif de pouvoir assurer à toute la population vivant à la base un minimum vital commun.
Pour atteindre ces objectifs, il est procédé au renforcement des capacités des populations à la base en matière d’éducation et de santé, à l’amélioration de l’accès aux infrastructures de base et à la promotion des filets sociaux de base.
Au rang des réalisations, il y a le programme de transferts monétaires qui permet aux personnes en situation de vulnérabilité de pouvoir subvenir à leurs besoins. Sur la période d’août 2024 à août 2025, les transferts monétaires sont passés de 11 à 12,6 milliards de FCFA.
On note aussi le programme de cantines scolaires qui permet d’améliorer le taux de fréquentation scolaire en offrant des repas chauds aux élèves. De 158 000 établissements scolaires bénéficiaires en août 2024, on est actuellement à 167 000. Ce nombre va bientôt augmenter avec l’appui de l’Allemagne et du Programme alimentaire mondial (PAM).
En ce qui concerne la réhabilitation des plateformes multifonctionnelles, le nombre est inchangé et égal à 360.
Par ailleurs, 2600 comités de base ont bénéficié de renforcement de capacités de l’Agence nationale du développement à la base (ANADEB), plus de 6 000 km de pistes rurales ont été aménagées en milieu rural pour pouvoir désenclaver les zones et plus de 89 micro-infrastructures ont été construites (13 dans le secteur de l’électricité, 59 dans l’éducation et 75 dans le domaine de l’eau potable).
Dans le domaine de l’inclusion financière, l’objectif est de réduire les exclusions financières et permettre aux populations vulnérables d’avoir également aux services financiers à un coût très abordable et avec des maturités assez raisonnables.
Sur ce plan, il y a le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) qui offre actuellement 13 produits aux populations. Au début, on a des crédits à partir de 5 000 FCFA mais actuellement les bénéficiaires arrivent à lever jusqu’à 100 millions de FCFA. Pour l’année, on est passé de 112 à 116 milliards de FCFA.
« En 2025, nous avons accentué nos actions dans toutes les régions parce que le Togo est un et indivisible. Nous avons rabaissé le taux d’exclusion financière sur toute l’étendue du territoire. Vous allez voir que la région des Savanes, Centrale et Plateaux font partie des zones où nous faisons plus d’activités. Ce qu’il faut retenir aussi c’est que nous avons fait la situation du Togo pour montrer le niveau de pénétration des crédits et aujourd’hui nous nous réjouissons d’avoir couvert 84% du territoire », a laissé entendre Mazamesso Assih.
En matière de remboursement des crédits, il est de 94,94% et c’est dans les zones où il y a moins de prestataires de services financiers partenaires (PSF) que ce taux est beaucoup plus élevé.
Parlant du volet « Jeunesse », les actions ont porté essentiellement sur l’amélioration de l’encadrement et l’épanouissement de cette couche de la population togolaise. Durant les 12 derniers mois, 4 maisons des jeunes se sont ajoutées aux 14 existantes pour permettre à cette cible de se retrouver, de s’épanouir, de réseauter et d’échanger des expériences.
De même, 22 conseillers de jeunesse ont été recrutés et affectés sur toute l’étendue du territoire national. Au total, 90 000 jeunes ont été mobilisés durant l’année sur toutes les activités.
S’agissant de l’emploi des jeunes, le ministère a mis en place 3 outils. Il y a l’Agence nationale de volontariat au Togo (ANVT) qui recrute des jeunes volontaires pour leur permettre d’avoir des expériences et se préparer pour s’insérer dans le monde professionnel, le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) qui accompagne les jeunes entrepreneurs et le FNFI qui est également un instrument qui accompagne les jeunes porteurs de projets nécessitant des financements.
De 32 000 volontaires nationaux en 2024, le chiffre est passé à 34 000 en 2025. En ce qui concerne les volontaires d’engagement citoyens (VEC), on est passé à 41 000 en 2024 à 45 000 en 2025. Quant aux volontaires de compétence, le nombre n’a pas augmenté.
En collaboration avec le ministère de l’agriculture, il a été procédé récemment au lancement du projet de volontariat agricole pour pouvoir amener les jeunes à s’intéresser à l’entrepreneuriat agricole. Actuellement, plus de 110 jeunes sont déployés dans les agropoles et les Zones d’Aménagement Agricole Planifiée (ZAAP).
De même, le ministère a lancé il y a quelques semaines avec le ministère des enseignements primaire et secondaire un programme spécifique de recrutement des volontaires dans le secteur de l’enseignement.
Le FAIEJ a également renforcé les capacités de plus de 3000 jeunes entrepreneurs et a accompagné plus de 6000 dans la mise en œuvre de leurs projets pour un montant de 177 millions de FCFA.
La Redaction
Publié sur Togo En Live




