WBL 2026: le Togo se hisse au 2e rang en Afrique subsaharienne grâce à des réformes structurantes

Le rapport « Women Business and Law/“Les Femmes, l’Entreprise et le Droit » (WBL 2026) de la Banque Mondiale a été présenté vendredi à Lomé. C’était au cours d’une cérémonie présidée par présidée par Dr Sandra Ablamba Johnson, ministre, secrétaire général de la Présidence du Conseil, gouverneur de la Banque mondiale pour le Togo. Le document présente l’évaluation actualisée des cadres juridiques et institutionnels relatifs aux droits économiques des femmes dans 190 économies à travers le monde.
La rencontre fait suite à la publication de ce rapport le 24 février dernier à Washington par l’équipe de la Banque mondiale. Elle a enregistré la présence de Martine Moni Sankaredja, ministre des solidarités, du genre, de la famille et de la protection de l’enfance, Arthur Lilas Trimua, ministre délégué chargé de la promotion des investissements et de la souveraineté économique, Tony Verheijen, représentant résident du Groupe de la Banque mondiale, Coumba Sow, coordonnatrice résidente du Système des nations Unies au Togo ainsi que bien d’autres personnalités.
Selon ce rapport, le Togo se hisse au 2e rang en Afrique subsaharienne pour le pilier des cadres juridiques avec un score de 79,33/100, derrière l’Île Maurice (82,3/100) et devant la Côte d’Ivoire et le Cap Vert..
Le ministre, secrétaire général de la Présidence du Conseil s’est félicitée de la performance du pays en matière des droits économiques des femmes.
Dr Sandra Ablamba Johnson a précisé que ce classement confirme la solidité du cadre juridique togolais en matière d’égalité économique et positionne le Togo parmi les économies africaines les plus avancées dans la promotion des droits économiques des femmes.

« Le premier facteur est la volonté politique affirmée au plus haut niveau, celle du Président du Conseil, qui a fait de l’égalité du genre, une de ses priorités. En outre, il faut souligner qu’une structure dédiée a été mise en place avec la définition d’un plan d’actions clair et détaillé. Ces résultats ne doivent pas nous amener à rester dans l’autosatisfaction. Nous devons poursuivre la dynamique des réformes », a-t-elle indiqué.
Dr Sandra Johnson a également rendu un hommage mérité au Président du Conseil, Faure Gnassingbé pour sa vision en matière de promotion des droits de la femme.
« Je voudrais saisir cette circonstance pour rendre un vibrant hommage au Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé pour son leadership dans la conduite de la mise en œuvre des réformes et son engagement indéfectible à faire des femmes Togolaises des actrices à part entière de la vie économique, politique et sociale de notre pays », a-t-elle laissé entendre.
Elle a enfin remercié les gratitudes du gouvernement togolais aux acteurs de développement et partenaires techniques et financiers, en particulier le Groupe de la Banque mondiale pour son appui constant dans la mise en œuvre des réformes et des actions de développement économique et social.
De son côté, le représentant résident du Groupe de la Banque Mondiale a salué le positionnement du Togo qui traduit le fruit d’un travail législatif soutenu et courageux.
« Le groupe de la Banque mondiale reste résolu aux côtés du Togo. Nous félicitons le gouvernement togolais pour les progrès accomplis, et nous invitons l’ensemble des acteurs à travailler ensemble pour que chaque femme togolaise puisse bénéficier, dans sa vie quotidienne, des droits que la loi lui reconnaît déjà », a déclaré Tony Verheijen.

Le rapport « Women Business and Law », édition 2026 introduit une évolution méthodologique majeure. Il évalue les lois en vigueur c’est-à-dire des cadres juridiques (égalité formelle consacrée par la loi), les cadres de soutien (politiques publiques et institutions facilitant l’application des droits) et les perceptions d’application (effectivité réelle des droits dans la pratique).
Le Togo a enregistré des performances particulièrement élevées dans plusieurs domaines, avec un score juridique parfait (100/100) en matière de rémunération, de mariage, d’actifs et de pension, traduisant un haut niveau d’égalité formelle. Le pays surperforme également la moyenne régionale d’Afrique subsaharienne dans les domaines de la parentalité, de l’entrepreneuriat.
Par ailleurs, le Togo se distingue comme l’une des rares économies africaines garantissant par la loi des modalités de travail flexibles, une avancée majeure qui favorise un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour les femmes.
En matière de mobilité, le cadre juridique est favorable (75/100) et l’effectivité des droits est jugée satisfaisante (68,75/100). Le Togo fait également partie des rares économies africaines permettant aux salariés de solliciter des modalités de travail flexibles, contribuant ainsi à une meilleure inclusion économique.
Cette performance remarquable est le fruit des réformes structurantes engagées ces dernières années par le gouvernement sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Gnassingbé notamment dans les domaines de l’emploi et de l’entrepreneuriat, y compris des initiatives liées à la garde d’enfants. Le rapport souligne que de telles avancées législatives sont directement corrélées à une augmentation de la participation des femmes au marché du travail et à une croissance économique plus inclusive. Cela traduit la volonté constante du gouvernement de renforcer le cadre normatif et institutionnel en faveur de l’égalité économique de genre.
La dynamique de réformes s’inscrit dans une évolution historique soutenue du cadre juridique togolais en matière d’égalité de genre, comme l’illustre la progression du score du Togo dans l’indice WBL.
Ces dernières années, cette trajectoire s’est accélérée, en particulier avec la révision du Code des personnes et de la famille, Code de sécurité sociale, du code pénal et du code du travail, conduisant à une amélioration significative du score.

La Redaction
Publié sur Togo En Live




